Intelligence Collective et cerveau triunique

Intelligence Collective et cerveau triunique

De l’Intelligence Collective à l’Intelligence Collaborative

 

Souvent le parallèle est fait entre l’Intelligence Collective (IC) et le fonctionnement du cerveau.

L’Intelligence Collective est omniprésente dans le vivant

L’intelligence collective s’observe dans la nature principalement chez les insectes, mais depuis les récents travaux des biologistes (Jean-Marie Pelt) et en particulier des biomiméticiens (Janine Benyus), il existe une évidente collaboration entre les espèces végétales et animales.

La question qui se pose alors est la suivante : quelle partie de nous-même participe-t-elle à cette intelligence collective ?

Et pourquoi d’ailleurs se poser la question ? Afin de clarifier l’intention qui préside à nos actes, ce qui nous conduit aujourd’hui à prendre conscience de l’Intelligence Collective et à chercher à l’utiliser et à en diffuser les rouages.

Voir au sujet de l’intention l’article : http://intelligencecollectiveconsciente.wordpress.com/2012/05/09/intention-et-intelligence-collective-14/

Et aussi : http://intelligencecollectiveconsciente.wordpress.com/2012/06/21/intelligence-collective-et-opportunisme/

Le lien entre IC et le fonctionnement du cerveau

Revenons donc au lien entre IC et le cerveau humain. Par convention pédagogique, nous utilisons la référence au cerveau triunique (reptilien, limbique, cortical), largement détaillée par Jacques Fradin.

Pour une référence plus détaillée voir :

http://intelligencecollectiveconsciente.wordpress.com/2013/01/08/la-theorie-du-cerveau-triunique/

Cette segmentation du cerveau en différentes parties (et les appellations en rendent compte, notamment « reptilien ») met l’accent sur tout le patrimoine d’informations que notre cerveau recèle et qui provient de l’histoire du vivant.

Ce qui signifie que nous sommes le plus souvent animés par les plus anciens archaïsmes (stress, pulsions, réactions de survie, peurs archaïques de survie). Par conséquent, lorsque nous voulons manifester ce qui est spécifique à notre spécificité d’être humain, nous devons recourir à la conscience. Conscience réflexive de qui nous sommes et conscience également d’autrui et plus globalement de tout l’environnement.

Cette dernière réside principalement dans notre cerveau cortical, elle est embryonnaire dans le limbique.

L’IC et les trois cerveaux

Par conséquent, l’Intelligence Collective qui anime les insectes est celle que nous retrouvons en lien avec notre cerveau reptilien et qui est motivée par nos réflexes de survie, nos déterminations physiologiques et nos réactions primaires à tout stress. Nous nous groupons pour survivre, ou pour lutter contre un ennemi, mais dès le danger passé, l’individualisme refait surface.

L’IC qui conduit aux pires exterminations (nazisme, goulags staliniens et génocides), correspond à l’utilisation de l’intelligence du cortex au service du limbique (besoin d’asseoir son pouvoir, par la force ou par la ruse, évidemment toujours motivée en deçà par les peurs archaïques). Car au besoin de survie, s’ajoute la pression de trouver sa place au sein du groupe et le mode de fonctionnement privilégié du limbique est le rapport dominant/dominé.[1]

Et l’Intelligence Collective dont nous parlons ici est celle qui est en lien avec les capacités et les ressources du cerveau cortical, mobilisant la conscience, le libre-arbitre comme les capacités de compassion ou encore les ressorts de la coopération.

Nous pourrions alors la nommer cette IC Intelligence Collaborative pour exprimer l’intention délibérée de ses acteurs à :

-       mobiliser des valeurs de paix pour motiver leurs actions (préférées à celles de guerre) ;

-       manifester des actions de coopération (plutôt que de compétition) ;

-       choisir l’émulation (respectueuse de l’altérité et facilitant la créativité et l’innovation) ;

-       privilégier la communication authentique et utilisant la clarté et la transparence (plutôt que les ruses et manipulations), pérennisant les relations ;

-       gouverner avec les pratiques d’une gouvernance mature (plutôt que le besoin d’exercer son pouvoir « sur ») ;

-       encourager des organisations en réseau, des fonctionnements en communautés plutôt que des hiérarchies et des organisations pyramidales ;

-       encourager un leadership de facilitation (plutôt qu’un leadership d’impact) ;

-       privilégier l’éthique dans leurs actes (plutôt que l’intérêt) ;

-       retrouver la dynamique du lien avec autrui délibérément choisi (plutôt que des interactions individualistes et intéressées).

Ce qui fait alors la différence entre Intelligence Collective et Intelligence Collaborative c’est bien l’usage de notre conscience et de notre intelligence utilisée avec l’intention de participer à la vie, de promouvoir les valeurs du vivant et de respecter ses différents règnes, de rendre pérennes les relations et les interactions, ceci en toute lucidité sur la nature ambivalente de notre nature.

Christine Marsan

8 janvier 2013


[1] Des développements plus conséquents se trouvent dans l’ouvrage Christine Marsan, Choisir la Paix, InterEditions, 2012.

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