Les aventures de l’ego en territoire IC

Quelle que soit la pratique, notamment spirituelle, l’ego est convoqué au banc des accusés.

Pourquoi?

A la fois, l’ego est cette extraordinaire force de vie qui nous tient debout, être désirant, amoureux de soi-même au point d’avoir besoin de reconnaissance pour ce qu’il entreprend. Cet ego qui nous fournit assez de narcissisme pour réaliser des projets d’envergure. Et il est aussi cette part de nous-mêmes qui nous empêche d’accueillir l’autre dans sa singularité dès que ce dernier vient nous remettre en cause, perturber nos équilibres, territoires, projets…

Et, bien que nous puissions être en chemin, les excès de l’ego nous guettent tous les jours et quel est le meilleur signe pour savoir si nous avons succombé à la mélopée de ses voix aguicheuses? Lorsque nous ne parvenons plus à entendre la parole de l’autre qui nous contredit, lorsque nous nions, repoussons les propos de cet autre qui vient, en miroir, nous renvoyer nos limitations, incohérences… Et aussi lorsque nous disons que nous n’avons plus d’ego.

Au pays de l’Intelligence Collective, nous rêvons de dépasser les egos individuels pour créer du NOUS, du supra-individuel. Ceci implique que nous soyons en paix avec nos egos respectifs, car un des risques serait de créer un ego collectif, une sorte de super ego, renforcé des narcissismes de chacun valorisant les autres, le tout devenant alors arrogant et sectaire.

Le défi qui nous est proposé est de développer notre conscience individuelle et notre discernement afin que notre conscience collective soit bien au service du TOUT, du NOUS, de quelque chose qui nous dépasse et qui crée une valeur ajoutée pour les personnes au sein du collectif comme à l’extérieur.

Décidons de développer des cercles de présence dans lesquels chacun est le garant du processus. La posture est celle de l’équivalence : nous sommes équivalents dans notre qualité d’être humain et nous nous reconnaissons la différence de compétences. Alors, nous pouvons envisager davantage d’écoute et de prise en compte de notre (bio)diversité. Et si nous prenons conscience que nous devenons trop consanguins, invitons des trublions pour raviver notre esprit critique et notre capacité à nous remettre en cause.Image

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